Journée nationale de la vérité et de la réconciliation

En ce 30 septembre, la Cour du Québec se joint au devoir collectif de mémoire envers les enfants qui ne sont jamais revenus des pensionnats autochtones. Elle rend également hommage aux survivantes et aux survivants, à leurs familles et aux communautés qui portent encore les conséquences de cette histoire.

Écouter les témoignages, reconnaître les souffrances vécues et comprendre leurs répercussions d’une génération à l’autre sont des gestes essentiels. Cette journée nous invite aussi à mieux connaître les cultures, les langues et les réalités des Premières Nations, des Inuit et des Métis, ainsi qu’à reconnaître la force de leurs communautés.

La réconciliation se construit dans la durée. Elle demande de l’ouverture, de l’humilité et une volonté d’apprendre qui doit se traduire dans nos actions quotidiennes. Pour une institution judiciaire, cette démarche appelle une réflexion constante sur les moyens de favoriser l’accès à la justice et de renforcer la confiance des personnes qu’elle sert.

La Cour du Québec réaffirme son engagement envers une justice accessible, attentive aux réalités des Premières Nations et des Inuit et respectueuse de leur dignité. Le dialogue avec les communautés et une meilleure compréhension de leurs besoins demeurent au cœur de cet engagement.

Nous invitons chacune et chacun à faire de cette journée un temps d’écoute et de réflexion, puis à prolonger cette démarche tout au long de l’année. Honorer la mémoire des enfants et la parole des survivantes et des survivants, c’est aussi assumer notre responsabilité de contribuer à la réconciliation.

Henri Richard
Juge en chef

Mélanie Roy
Juge en chef adjointe responsable des Premières Nations et des Inuit

Jacques Ladouceur
Juge responsable de la justice auprès des Premières Nations et des Inuit

 

Retour